Reprendre & Transmettre magazine
Numéro 68

 

Au sommaire du Nº68

Success Story

Augmenter vos chances de conclure en 2010

 

Financement & Transmission

Du nouveau chez Mezzano

 

Prévention & Retournement

Accélérer sa croissance par la reprise d'un concurrent en difficulté

 

Haut de Bilan

L'actualité Fusions-acquisitions, Capital développement et LBO

 

En direct des régions

L'actualité du capital de proximité

 

Trophée CRA de la Reprise

Reprendre avec la manière

 

Dossier

Bien vendre sa PME en 2010

 

TDF : La croissance externe, antidote à la crise !

Etapes de Lille, Reims, Lyon, Rodez

 

Petites Annonces 

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Edito

La jeunesse en plus, le cynisme en moins !

Le palmarès 2010 du Trophée de la Reprise est venu souligner deux tendances fortes de l’évolution du profil des repreneurs personnes physiques en France : leur jeunesse et leur fibre sociale. Sur les 6 nominés du Trophée, 4 étaient âgés de moins de 40 ans lorsqu’ils ont sauté le pas. Au milieu des années 90, la reprise était le plus souvent une réponse « par défaut » à un marché du travail qui mettait sur la touche ses cadres de plus de 50 ans : ayant fait les frais d’un départ négocié, les cadres qui avaient encore 5, 10 ou 15 ans de vie active devant eux n’avaient d’autre solution que de reprendre une petite affaire pour se réinventer un avenir professionnel. Avec les risques que l’on sait lorsque la vocation n’était pas au rendez-vous, un ex-manager de grand groupe ne faisant pas forcément un n°1 de petite PME. Aujourd’hui, à peine la trentaine passée, ceux qui sentent monter en eux la sève entrepreneuriale n’hésitent plus à se lancer. Et si leur relative inexpérience ou leurs moyens plus limités inquiètent parfois les financeurs, ces réticences sont compensées par leur audace, leur détermination et l’affirmation de leur vocation d’entrepreneur.

 

La seconde tendance, moins attendue, découle néanmoins assez logiquement de la première. C’est parce qu’ils appartiennent à une génération formée à d’autres valeurs et d’autres méthodes de management que ces nouveaux repreneurs sont porteurs d’une autre vision et d’un autre projet quant à la gestion du capital humain de leur entreprise. Parfois même, à l’instar d’Olivier Riom, le lauréat 2010, c’est parce qu’ils ne supportent plus le modèle social qu’on veut leur faire appliquer, qu’ils cherchent à créer le leur. Intéressement des salariés aux résultats, mode de gouvernance plus participatif et collégial, la prise en compte du capital humain par les nouveaux repreneurs est bien éloignée du cynisme qui a prévalu chez leurs aînés. Des bons sentiments qui, toutefois, ne se traduisent pas encore au plan capitalistique : seul un nominé sur 6 a ouvert les portes de son capital à son numéro 2.

 

Marc Chamorel, Directeur de la Publication 

 

 


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