Reprendre & Transmettre magazine
Numéro 67

 

Au sommaire du Nº67

Private Equity
Les kits Transmission de l’APCE
Financement & transmission
Des pistes pour lever une dette sénior
Haut de Bilan
L’actualité Fusions-acquisitions, Capital développement et LBO
En direct des régions
L’actualité du capital de proximité
Prévention & Retournement
Observatoire Altares des défaillances d’entreprise 
Dossier Nord Pas-de-Calais
- 5 cas de reprise en binôme
- Les acteurs régionaux à l’épreuve de la crise
- Tables rondes d’experts
Tour de France de la transmission
Etapes de Metz, Nancy, Saint-Lô, Nîmes, 
Clermont-Ferrand, Nice
Petites annonces 

Voir le dossier

Edito


Reprendre en binôme, fausse bonne idée 
ou cocktail gagnant ?

Fausse bonne idée de repreneurs qui n’ont pas les moyens de reprendre seul pour les uns, formule de circonstance pour pouvoir contourner une exigence de fonds propres supérieure de la part des banquiers pour d’autres, ou encore cocktail gagnant pour se donner les moyens d’aller deux fois plus vite tout en divisant les risques par deux : la reprise en binôme est un mode de reprise qui alimente autant les fantasmes que la controverse. Comment pourrait-il en être autrement s’agissant d’un montage qui souffle le chaud et le froid en permanence, qui rompt la solitude de l’entrepreneur d’un côté mais complique la prise de décision de l’autre, qui rassure les financiers par la complémentarité des profils mais les inquiète dans le même temps en raison des risques humains inhérents à toute association. 
Une fois prises en compte les mises en garde justifiées des professionnels quant au bon calibrage de l’entreprise reprise et au nécessaire formalisme qui doit entourer la rédaction des modalités de l’association, les témoignages de binômes recueillis dans le cadre de notre dossier Nord Pas-de-Calais incitent plutôt à y croire. Dans un exercice de la reprise qui demande parfois d’analyser plus d’une centaine de dossiers, et qui ensuite consiste à cumuler les casquettes pour fixer le cap, gérer, manager et se développer, disposer d’un sparring-partner au quotidien est évidemment un plus très appréciable. Rappelant fort à propos qu’un même entrepreneur ne peut pas être à la fois général de brigade et général d’état-major, Didier Reffet, récent repreneur d’une belle PME du Nord avec son condisciple de Centrale rencontré 30 ans plus tôt, se félicite tous les jours de pouvoir bénéficier de ce « double filtre ». Tout comme Frédéric Motte et Gilles Willot, les co-fondateurs du groupe Cèdres Industries, qui n’ont pas été trop de deux pour sécuriser une quinzaine d’acquitions depuis
leur première reprise en 1996. Et que penser, 
me direz-vous, de la reprise de Promesse de fleurs par deux candidats que le hasard a réunis sur les bancs du stage de formation ? Que leur émulation leur a permis de sauter le pas et de redonner un sens à leur vie professionnelle, ce qui après tout n’est déjà pas si mal.
Marc Chamorel, Directeur de la Publication

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